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lundi 9 septembre 2013

Cadou - Les maisons du destin


        Photo : irakfilsdabel.wordpress.com

Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
par Marc Robine



René Guy Cadou (1920-1951)


Les maisons du destin

Il y a des maisons dont je n'approche guère
Que par un mouvement timide de la main
Comme s'il s'agissait d'un cheval de barrière
Habitué à des caresses de forain

Des maisons qui n'ont rien pour elles que des portes
Toujours béantes sur la tartine d'un enfant
Et des étages aux lingeries désespérantes
Que ne parvient à regonfler un maigre vent

J'écoute avant d'entrer le bruissement de pierre
Que font au bord du ciel ces maisons du destin
La pluie d'avril ne chante pas dans les gouttières
Bouchées par un caillot de sang gros comme un poing

Une femme en cheveux qui n'a que sa tristesse
Au-dessus de la rue penche pour y tomber
Le ciel vacille avec des lueurs de lampe à graisse
Très loin parmi de hautes cheminées

Et je monte en tremblant une marche après l'autre
Ainsi qu'un affamé domestique sa faim
Ce soir j'ai du salpêtre sous les côtes
Eblouissant comme une étoile de chagrin

Et je veille avec vous cette ville dormeuse
Enroulée mollement dans la fumée des trains
Tandis que sous le front glacé d'une veilleuse
S'insinue un peu plus de désespoir humain.



Du même auteur :
Automne
Chambre d'hiver
Hélène
Je t'attendais ainsi qu'on attend les navires
L'aventure marine
La fleur rouge
Le temps des villas vides
Les femmes d'Ouessant
Les maisons du destin
Lettre à des amis perdus
Testament