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mercredi 24 août 2016

Alexandre Dumas - Le Sylphe



Ecouter la version chantée
Interprétation : Catherine Dune
Composition : César Franck
- Diffusé par DEEZER -



Alexandre Dumas - (1802-1870)


Le Sylphe

Je suis un sylphe, une ombre, un rien, un rêve,
Hôte de l'air, esprit mystérieux,
Léger parfum que le zéphyr enlève,
Anneau vivant qui joint l'homme et les dieux.

De mon corps pur les rayons diaphanes
Flottent mêlés à la vapeur du soir.
Mais je me cache aux regards des profanes,
Et l'âme seule, en songe, peut me voir.

Rasant du lac la nappe étincelante,
D'un vol léger j'effleure les roseaux,
Et, balancé sur mon aile brillante,
J'aime à me voir dans le cristal des eaux.

Dans vos jardins quelque fois je voltige,
Et, m'enivrant de suaves odeurs,
Sans que mon poids fasse incliner leur tige,
Je me suspends au calice des fleurs.

Dans vos foyers j'entre avec confiance,
Et, récréant son oeil clos à demi,
J'aime à verser des songes d'espérance
Sur le front pur d'un enfant endormi.

Lorsque sur vous la nuit jette son voile
Je glisse aux cieux comme un long filet d'or,
Et les mortels disent : "C'est une étoile
Qui d'un ami nous présage la mort."


mardi 23 août 2016

Norge - Petite pomme


Ecouter la version chantée
Interprétation : James Ollivier
Composition : James Ollivier
- Diffusé par DEEZER -



Norge - (1898-1990)


Petite pomme

La petite pomme s'ennuie
De n'être pas encore cueillie.
Les grosses pommes sont parties,
Petite pomme est sans amie.

Comme il fait froid dans cet automne !
Les jours sont courts ! Il va pleuvoir.
Comme on a peur au verger noir
Quand on est seule et qu'on est pomme.

Je n'en puis plus viens me cueillir,
Tu viens me cueillir Isabelle ?
Comme c'est triste de vieillir
Quand on est pomme et qu'on est belle.

Prends-moi doucement dans ta main,
Mais fais-moi vivre une journée,
Bien au chaud sur ta cheminée
Et tu me mangeras demain.


lundi 22 août 2016

Norge - Chanson à tuer


Ecouter la version chantée
Interprétation : Jeanne Moreau
Composition : Philippe-Gérard
- Diffusé par DEEZER -



Norge - (1898-1990)


Chanson à tuer

Plante ce couteau, minette
Mais droit au coeur s'il te plaît
La besogne à moitié faite
Et les meurtres incomplets
Font horreur à l'âme honnête
Qui n'aspire qu'au parfait
Qui n'aspire qu'au parfait
Parfait, parfait, parfait

Les couteaux à cran d'arrêt
N'ont cure des pâquerettes
L'homme dort comme un boulet
Plante ce couteau, minette
La nuit saoule de planètes
Ne se souviendra jamais
Ne se souviendra jamais
Jamais, jamais, jamais

Droit au coeur, au coeur discret
Qui dans son profond palais
Sait mourir sans chansonnette
Plante ce couteau, minette
La nuit saoule de planètes
Ne se souviendra jamais
Ne se souviendra jamais
Jamais, jamais, jamais


vendredi 19 août 2016

Albert Samain - Soir païen


Ecouter la version chantée
Interprétation : Didier Henry
Composition : Philippe Gaubert
- Diffusé par DEEZER -
Ecouter sur DEEZER
Interprétation : Michele Command
Composition : Charles Koechlin



Albert Samain (1858-1900)


Soir païen

C’est un beau soir couleur de rose et d’ambre clair.
Le temple d’Adonis, en haut du promontoire,
Découpe sur fond d’or sa colonnade noire ;
Et la première étoile a brillé sur la mer...

Pendant qu’un roseau pur module un lent accord,
Là-bas, Pan accoudé sur les monts se soulève
Pour voir danser, pieds nus, les nymphes sur la grève ;
Et des vaisseaux d’Asie embaument le vieux port...

Des femmes, épuisant tout bas l’heure incertaine,
Causent, l’urne appuyée au bord de la fontaine,
Et les boeufs accouplés délaissent le sillon.

La nuit vient, parfumée aux roses de Syrie...
Et Diane au croissant clair, ce soir en rêverie,
Au fond des grands bois noirs, qu’argente un long rayon,
Baise ineffablement les yeux d’Endymion.



Ecouter la version chantée
Compositeur : Charles Tournemire
Interprète : Michael Bundy
- Diffusé par SPOTIFY -

Du même auteur :
Accompagnement
Arpège
Il pleut des pétales de fleurs
Larmes
Soir
Soir païen
Ville morte

jeudi 18 août 2016

Paul Bourget - Silence ineffable de l'heure


                              Paul Bourget
Ecouter la version chantée
Interprétation : Anne Renouprez
Composition : Claude Debussy
- Diffusé par DEEZER -



Paul Bourget - (1852-1935)


Silence ineffable de l'heure

Silence ineffable de l'heure
Où le coeur aimant sur un coeur
Se laisse en aller et s'endort,
Sur un coeur aimant qu'il adore !...

Musique tendre des paroles,
Comme un sanglot de rossignols,
Si tendre qu'on voudrait mourir,
Sur la bouche qui les soupire !...

L'ivresse ardente de la vie
Fait défaillir l'amant ravi,
Et l'on n'entend battre qu'un coeur,
Musique ineffable de l'heure !..



Du même auteur :
Beau soir
La romance d'Ariel
Romance
Sérénade italienne
Silence ineffable de l'heure
Voici que le printemps

mardi 16 août 2016

Maeterlinck - Reflets


        Reflets (c) Gilles Parigot

Ecouter la version chantée
interprétée par Sonia de Baufort
sur une musique de Lili Boulanger
- Diffusé par DEEZER -



Maurice Maeterlinck - (1862-1949)


Reflets

Sous l'eau du songe qui s'élève
Mon âme a peur, mon âme a peur.
Et la lune luit dans mon coeur
Plongé dans les sources du rêve!

Sous l'ennui morne des roseaux.
Seul le reflet profond des choses,
Des lys, des palmes et des roses
Pleurent encore au fond des eaux.

Les fleurs s'effeuillent une à une
Sur le reflet du firmament.
Pour descendre, éternellement
Sous l'eau du songe et dans la lune.


vendredi 12 août 2016

Louise de Vilmorin - Au-delà


Ecouter la version chantée
Compositeur : Francis Poulenc
Interprète : Julie Fuchs
- Diffusé par DEEZER -



Louise de Vilmorin - (1902-1969)


Choisir n’est pas trahir

Titre et texte d'origine

Eau de vie, au-delà
À l’heure du plaisir
Choisir n’est pas trahir
Je choisis celui-là

Je choisi celui-là
Qui sait me faire rire
D’un mot par-ci par-là
Comme on fait pour écrire

Comme on fait pour écrire
Il va de-ci de-là
Sans que j’ose lui dire
J’aime bien ce jeu-là

J’aime bien ce jeu-là
Qu’un souffle fait finir
À l’heure du plaisir
Je choisis celui-là



Du même auteur :
Au-delà (Choisir n’est pas trahir)
Dans l'herbe
Fleurs
La dame d'André
Les rimes du coeur

mercredi 10 août 2016

Hugo - J'étais le songeur qui pense


        Juliette Drouet

Ecouter la version chantée
Interprétation : Gérard Berliner
Composition : Gérard Berliner
- Diffusé par DEEZER -




Victor Hugo - (1802-1885)


J'étais le songeur qui pense

J'étais le songeur qui pense,
Elle était l'oiseau qui fuit
Je l'adorais en silence,
Elle m'aimait à grand bruit.


Quand dans quelque haute sphère
Je croyais planer ,vainqueur,
Je l'entendais en bas faire
Du vacarme dans mon coeur.

Mais je reprenais mon songe
Et je l'adorais toujours,
Crédule au divin mensonge
Des roses et des amours.

Les profondeurs constellées,
L'aube, la lune qui naît,
Amour, me semblaient mêlées
Aux rubans de son bonnet.

Dieu pour moi; sont-ce des fables?
Avait mis dans sa beauté
Tous les frissons ineffables
De l'abîme volupté.

Je rêvais un ciel étrange
Pour notre éternel hymen.
- Qu'êtes-vous? criais-je; un ange?
Moi! disait-elle, un gamin.


Je sentais, ame saisie
Dans les cieux par un pinson,
S'effeuiller ma poésie
Que becquetait sa chanson.

Elle me disait: - Écoute,
C'est mal, tu me dis vous! fi! -
Et la main se donnait toute
Quand le gant m'aurait suffi.

Me casser pour elle un membre,
C'était mon désir parfois.
Un jour je vins dans sa chambre,
Nous devions aller au bois,

Je comptais la voir bien mise,
Chaste comme l'orient;
Elle m'ouvrit en chemise,
Moi tout rouge, elle riant.

Je ne savais que lui dire,
Et je fus contraint d'oser;
Je ne voulais qu'un sourire,
Il fallut prendre un baiser.


Et ma passion discrète
S'évanouit sans retour;
C'est ainsi que l'amourette
Mit à la porte l'amour.