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lundi 20 octobre 2014

Hugo - Roses et papillons



Ecouter sur DEEZER
Compositeur : César Franck
Interprète : Dietrich Fischer-Dieskau
Ecouter sur DEEZER
Compositeur : César Franck
Interprète : Francesca Scaini



Victor Hugo - (1802-1885)


Roses et papillons

Roses et papillons, la tombe nous rassemble
Tôt ou tard;
Pourquoi l'attendre, dis, veux-tu pas vivre ensemble
Quelque part?

Quelque part dans les airs, si c'est là que se berce
Ton essor
Aux champs, si c'est aux champs que ton calice verse
Son trésor.

Où tu voudras, qu'importe! oui! que tu sois haleine
Ou couleur
Papillon rayonnant, corolle à demi pleine,
Aile ou fleur.

Vivre ensemble d'abord, c'est le bien nécessaire
Et réel;
Après l'on peut choisir au hasard, ou la terre
Ou le ciel.


samedi 18 octobre 2014

Baudelaire - Avec ses vêtements...



Ecouter la version chantée
Interprétation : Jean-Louis Murat
Composition : Leo Ferré
- Diffusé par DEEZER -
Une autre version
Interprétation : Georges Chelon
Composition : Georges Chelon
- Diffusé par DEEZER -



Charles Baudelaire (1821-1867)


Avec ses vêtements ondoyants et nacrés

Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
Même quand elle marche on croirait qu'elle danse,
Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés
Au bout de leurs bâtons agitent en cadence.

Comme le sable morne et l'azur des déserts,
Insensibles tous deux à l'humaine souffrance,
Comme les longs réseaux de la houle des mers,
Elle se développe avec indifférence.

Ses yeux polis sont faits de minéraux charmants,
Et dans cette nature étrange et symbolique
Où l'ange inviolé se mêle au sphinx antique,

Où tout n'est qu'or, acier, lumière et diamants,
Resplendit à jamais, comme un astre inutile,
La froide majesté de la femme stérile.


vendredi 17 octobre 2014

Caussimon - Nuits d'absence


Interprété par Jean-Louis Murat - Musique de Léo Ferré

La version audio d'origine
Composée et interprétée
par Léo Ferré
- Diffusé par GROOVESHARK -



Jean-Roger Caussimon (1918-1985)


Nuits d'absence

II est des nuits où je m'absente
Discrètement, secrètement...
Mon image seule est présente
Elle a mon front, mes vêtements...
C'est mon sosie dans cette glace
C'est mon double de cinéma...
À ce reflet qui me remplace
Tu jurerais... que je suis là...

Mais je survole en deltaplane
Les sommets bleus des Pyrénées
En Andorre-la-Catalane
Je laisse aller ma destinée...
Je foule aux pieds un champ de seigle
Ou bien, peut-être, un champ de blé
Dans les airs, j'ai croisé des aigles
Et je croyais leur ressembler...

Le vent d'été, parfois, m'entraîne
Trop loin, c'est un risque à courir
Dans le tumulte des arènes
Je suis tout ce qui doit mourir...
Je suis la pauvre haridelle
Au ventre ouvert par le toro...
Je suis le toro qui chancelle
Je suis la peur... du torero...
Jour de semaine ou bien dimanche?
Tout frissonnant dans le dégel
Je suis au bord de la mer Blanche
Dans la nuit blanche d'Arkhangelsk...
J'interpelle des marins ivres
Autant d'alcool que de sommeil:
"Cet éclat blême sur le givre
Est-ce la lune... ou le soleil?"

Le jour pâle attriste les meubles
Et voilà, c'est déjà demain
Le gel persiste aux yeux aveugles
De mon chien qui cherche ma main...
Et toi, tu dors dans le silence
Où, sans moi, tu sais recouvrer
Ce visage calme d'enfance
Qui m'attendrit... jusqu'à pleurer...

Il est des nuits où je m'absente
Discrètement, secrètement...
Mon image seule est présente
Elle a mon front mes vêtements...
C'est mon sosie dans cette glace
C'est mon double de cinéma
À ce reflet qui me remplace
Tu jurerais... que je suis là...

Il est des nuits, où je m'absente
Discrètement, secrètement...
Mon image seule est présente
Elle a mon front mes vêtements...
C'est mon sosie dans cette glace
C'est mon double de cinéma
À ce reflet qui me remplace
Tu jurerais... que je suis là...



Du même auteur :
Le funambule
Le temps du tango
Nous deux
Nuits d'absence
Ostende

mardi 14 octobre 2014

Lamartine - Stances



Que faire de la vie from Lamartine (officiel) on Myspace.




Alphonse de Lamartine - (1790-1869)


Stances - Que faire de la vie?

Et j'ai dit dans mon coeur : Que faire de la vie?
Irai-je encor, suivant ceux qui m'ont devancé,
Comme l'agneau qui passe où sa mère a passé,
Imiter des mortels l'immortelle folie?

L'un cherche sur les mers les trésors de Memnom,
Et la vague engloutit ses voeux et son navire;
Dans le sein de la gloire où son génie aspire,
L'autre meurt enivré par l'écho d'un vain nom.

Avec nos passions formant sa vaste trame,
Celui-là fonde un trône, et monte pour tomber;
Dans des pièges plus doux aimant à succomber,
Celui-ci lit son sort dans les yeux d'une femme.

Le paresseux s'endort dans les bras de la faim;
Le laboureur conduit sa fertile charrue;
Le savant pense et lit, le guerrier frappe et tue;
Le mendiant s'assied sur les bords du chemin.

Où vont-ils cependant? Ils vont où va la feuille
Que chasse devant lui le souffle des hivers.
Ainsi vont se flétrir dans leurs travaux divers
Ces générations que le temps sème et cueille!

Ils luttaient contre lui, mais le temps a vaincu;
Comme un fleuve engloutit le sable de ses rives,
Je l'ai vu dévorer leurs ombres fugitives.
Ils sont nés, ils sont morts : Seigneur, ont-ils vécu?

Pour moi, je chanterai le maître que j'adore,
Dans le bruit des cités, dans la paix des déserts,
Couché sur le rivage, ou flottant sur les mers,
Au déclin du soleil, au réveil de l'aurore.

La terre m'a crié : Qui donc est le Seigneur?
Celui dont l'âme immense est partout répandue,
Celui dont un seul pas mesure l'étendue,
Celui dont le soleil emprunte sa splendeur;

Celui qui du néant a tiré la matière,
Celui qui sur le vide a fondé l'univers,
Celui qui sans rivage a renfermé les mers,
Celui qui d'un regard a lancé la lumière;

Celui qui ne connaît ni jour ni lendemain,
Celui qui de tout temps de soi-rnême s'enfante,
Qui vit dans l'avenir comme à l'heure présente,
Et rappelle les temps échappés de sa main :

C'est lui! c'est le Seigneur : que ma langue redise
Les cent noms de sa gloire aux enfants des mortels.
Comme la harpe d'or pendue à ses autels,
Je chanterai pour lui, jusqu'à ce qu'il me brise...



Du même auteur :
Adieux à la mer
Au rossignol
Chant d'amour
Hymne de l'enfant à son réveil
Invocation
L'automne (Salut! bois couronnés...)
La branche d'amandier
La fenêtre de la maison paternelle
Le coquillage au bord de la mer
Le grillon
Le lac
Le livre de la vie
Le Soir
Le Vallon
Pensée des Morts
Solitude
Stances (Que faire de la vie?)
Un seul être... (L'isolement)

lundi 13 octobre 2014

Lamartine - Le coquillage au bord de la mer



Le coquillage from Lamartine (officiel) on Myspace.




Alphonse de Lamartine - (1790-1869)


Le coquillage au bord de la mer

Quand tes beaux pieds distraits errent, ô jeune fille,
Sur ce sable mouillé, frange d’or de la mer,
Baisse-toi, mon amour, vers la blonde coquille
Que Vénus fait, dit-on, polir au flot amer.

L’écrin de l’Océan n’en a point de pareille ;
Les roses de ta joue ont peine à l’égaler ;
Et quand de sa volute on approche l’oreille,
On entend mille voix qu’on ne peut démêler.

Tantôt c’est la tempête avec ses lourdes vagues,
Qui viennent en tonnant se briser sur tes pas ;
Tantôt c’est la forêt avec ses frissons vagues ;
Tantôt ce sont des voix qui chuchotent tout bas.

Oh ! ne dirais-tu pas, à ce confus murmure
Que rend le coquillage aux lèvres de carmin,
Un écho merveilleux où l’immense nature
Résume tous ses bruits dans le creux de ta main ?

Emporte-la, mon ange ! Et quand ton esprit joue
Avec lui-même, oisif, pour charmer tes ennuis,
Sur ce bijou des mers penche en riant ta joue,
Et, fermant tes beaux yeux, recueilles-en les bruits.

Si, dans ces mille accents dont sa conque fourmille,
Il en est un plus doux qui vienne te frapper,
Et qui s’élève à peine aux bords de la coquille,
Comme un aveu d’amour qui n’ose s’échapper ;

S’il a pour ta candeur des terreurs et des charmes ;
S’il renaît en mourant presque éternellement ;
S’il semble au fond d’un cœur rouler avec des larmes ;
S’il tient de l’espérance et du gémissement...

Ne te consume pas à chercher ce mystère !
Ce mélodieux souffle, ô mon ange, c’est moi !
Quel bruit plus éternel et plus doux sur la terre,
Qu’un écho de mon cœur qui m’entretient de toi ?



Du même auteur :
Adieux à la mer
Au rossignol
Chant d'amour
Hymne de l'enfant à son réveil
Invocation
L'automne (Salut! bois couronnés...)
La branche d'amandier
La fenêtre de la maison paternelle
Le coquillage au bord de la mer
Le grillon
Le lac
Le livre de la vie
Le Soir
Le Vallon
Pensée des Morts
Solitude
Un seul être... (L'isolement)

jeudi 9 octobre 2014

Villon - Ballade pour prier Notre-Dame

La Vierge et l'enfant de Jean Fouquet, contemporain de Villon

Ecouter sur DEEZER
Interprétation : Monique Morelli
Composition : Lino Léonardi
Ecouter sur MYSPACE
Interprète : Saga de Ragnar Lodbrock
Compositeur : François Proust



François Villon - Le Testament


Ballade pour prier Notre-Dame

QUE VILLON FIT A LA REQUESTE DE SA MÈRE.

Dame du ciel, régente terrienne,
Emperière des infernaux palus,
Recevez-moi, votre humble chrétienne,
Que comprise soie entre vos élus,
Ce nonobstant qu'oncques rien ne valus.
Les biens de vous, ma Dame et ma Maîtresse
Sont bien plus grands que ne suis pécheresse,
Sans lesquels biens âme ne peut mérir
N'avoir les cieux. Je n'en suis jangleresse :
En cette foi je veuil vivre et mourir.

A votre Fils dites que je suis sienne ;
De lui soient mes péchés abolus ;
Pardonnez moi comme à l'Egyptienne,
Ou comme il fit au clerc Theophilus,
Lequel par vous fut quitte et absolus,
Combien qu'il eût au diable fait promesse
Préservez-moi de faire jamais ce,
Vierge portant, sans rompure encourir,
Le sacrement qu'on célèbre à la messe :
En cette foi je veuil vivre et mourir.

Femme je suis pauvrette et ancienne,
Qui riens ne sais ; oncques lettres ne lus.
Au moutier vois, dont suis paroissienne,
Paradis peint, où sont harpes et luths,
Et un enfer où damnés sont bouillus :
L'un me fait peur, l'autre joie et liesse.
La joie avoir me fais, haute Déesse,
A qui pécheurs doivent tous recourir,
Comblés de foi, sans feinte ne paresse :
En cette foi je veuil vivre et mourir.

Vous portâtes, digne Vierge, princesse,
Iésus régnant qui n'a ni fin ni cesse.
Le Tout-Puissant, prenant notre faiblesse,
Laissa les cieux et nous vint secourir,
Offrit à mort sa très chère jeunesse ;
Notre Seigneur tel est, tel le confesse :
En cette foi je veuil vivre et mourir.



Du même auteur :
Au retour de dure prison
Ballade à s'amie
Ballade au nom de la fortune
Ballade de la belle Heaumière
Ballade des dames du temps jadis
Ballade des femmes de Paris
Ballade des menus propos
Ballade des pendus - (Epitaphe)
Ballade des Rois du temps jadis
Ballade du concours de Blois
Ballade finale
Ballade pour prier Notre-Dame
Double ballade
Epitre à mes amis
Le legs (1/2)
Le legs (2/2)
Le testament - Pauvre je suis
Mort

mercredi 8 octobre 2014

Brassens - Le Fossoyeur

Dessin de Foogy

Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
par Georges Brassens
Ecouter sur MYSPACE
Album : Brassens en Afrique
Interprète : Kristo Numpuby
Compositeur : Georges Brassens



Georges Brassens (1921-1981)


Le Fossoyeur

Dieu sait que je n'ai pas le fond méchant,
Je ne souhaite jamais la mort des gens;
Mais si l'on ne mourait plus,
Je crèverais de faim sur mon talus...
Je suis un pauvre fossoyeur.

Les vivants croient que je n'ai pas de remords
A gagner mon pain sur le dos des morts;
Mais ça me tracasse et d'ailleurs,
Je les enterre à contrecoeur...
Je suis un pauvre fossoyeur.

Et plus je lâche la bride à mon émoi.
Et plus les copains s'amusent de moi;
Ils me disent: "Mon vieux par moments,
T'as une figure d'enterrement..."
Je suis un pauvre fossoyeur.

J'ai beau me dire que rien n'est éternel,
Je peux pas trouver ça tout naturel;
Et jamais je ne parviens
A prendre la mort comme elle vient...
Je suis un pauvre fossoyeur.

Ni vu ni connu, brave mort adieu!
Si du fond de la terre on voit le Bon Dieu.
Dis-lui le mal que m'a coûté
La dernière pelleté...
Je suis un pauvre fossoyeur.


mardi 7 octobre 2014

Toulet - En Arles



Ecouter la version chantée
Composée par Maurice Jaubert
Interprétée par Paul Derenne
- Diffusé par DEEZER -



Paul-Jean Toulet - (1867-1920)


En Arles

Dans Arles, où sont les Aliscams,
Quand l'ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses.
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton coeur trop lourd ;

Et que se taisent les colombes :
Parle tout bas, si c'est d'amour,
Au bord des tombes.