Fonction GrooveShark

Cliquer sur un auteur pour lire et entendre chanter ses textes

Apollinaire Guillaume (28) Aragon Louis (52) Banville Théodore de (22) Baudelaire Charles (65) Beart Guy (5) Belleau Rémy (4) Beranger (6) Berimont Luc (6) Bourget Paul (5) Brassens Georges (32) Brel Jacques (8) Bruant Aristide (4) Cabrel Francis (5) Cadou René-Guy (8) Carco Francis (5) Carême Maurice (5) Caussimon Jean-Roger (5) Chateaubriand (4) Chénier André (3) Claudel Paul (6) Cocteau Jean (4) Coppée Francois (7) Corbière Tristan (8) Corneille (3) Couté Gaston (11) Cros Charles (9) De Baïf (4) Desbordes-Valmore Marceline (10) Desnos Robert (8) Dimey Bernard (9) Du Bellay Joachim (4) Eluard Paul (22) Ferré Léo (6) Florian Claris de (4) Fort Paul (7) Gautier Théophile (23) Genet Jean (4) Gerard Rosemonde (4) Haraucourt Edmond (5) Hugo Victor (77) Jacob Max (6) Jammes Francis (5) La Fontaine Jean de (21) Labé Louise (7) Laforgue Jules (4) Lahor jean (3) Lamartine Alphonse de (18) Leclerc Félix (4) Leconte de Lisle (12) Luce Renan (3) Mac Orlan Pierre (5) Machaut Guillaume de (6) Malherbe Francois de (4) Mallarmé Stéphane (5) Marot Clément (18) Mendès Catulle (6) Morand Paul (3) Musset Alfred de (22) Nerval Gérard de (19) Noailles Anna de (6) Nougaro Claude (6) Orléans Charles d' (16) Prévert Jacques (21) Queneau Raymond (6) Racine Jean (4) Radiguet Raymond (4) Regnier Henri de (5) Richard Zachary (3) Richepin Jean (7) Rimbaud Arthur (35) Ronsard Pierre de (49) Rostand Edmond (3) Saint-Amant (3) Samain Albert (6) Silvestre Armand (8) Souchon Alain (4) Sully Prudhomme (12) Supervielle Jules (6) Toulet Paul-Jean (4) Trenet Charles (5) Valery Paul (3) Verhaeren Emile (5) Verlaine Paul (52) Vian Boris (6) Vigneault Gilles (5) Vigny Alfred de (3) Villon Francois (21) Vilmorin Louise de (4)

lundi 31 août 2015

Apollinaire - Automne



Ecouter la version chantée
Interprétation : Brigitte Balleys
Composition : Arthur Honegger
- Diffusé par DEEZER -



Guillaume Apollinaire - (1880 – 1918)


Automne

Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un coeur que l’on brise

Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises


lundi 24 août 2015

Baudelaire - Causerie


                        Charles Baudelaire

Ecouter la version chantée
Interprétation : Georges Chelon
Composition : Georges Chelon
- Diffusé par DEEZER -



Charles Baudelaire - (1821-1867)


Causerie

Vous êtes un beau ciel d'automne, clair et rose !
Mais la tristesse en moi monte comme la mer,
Et laisse, en refluant sur ma lèvre morose
Le souvenir cuisant de son limon amer.

- Ta main se glisse en vain sur mon sein qui se pâme ;
Ce qu'elle cherche, amie, est un lieu saccagé
Par la griffe et la dent féroce de la femme.
Ne cherchez plus mon coeur ; les bêtes l'ont mangé.

Mon coeur est un palais flétri par la cohue ;
On s'y soûle, on s'y tue, on s'y prend aux cheveux !
- Un parfum nage autour de votre gorge nue !...

Ô Beauté, dur fléau des âmes, tu le veux !
Avec tes yeux de feu, brillants comme des fêtes,
Calcine ces lambeaux qu'ont épargnés les bêtes !



Interprétation : Léo Ferré
Composition : Léo Ferré
- Diffusé par DEEZER -

Du même auteur :
A celle qui est trop gaie
A une Malabaraise
A une mendiante rousse
A une passante
Abel et Caïn
Avec ses vêtements...
Causerie
Ce fléau, natif de Tournai
Chant d'automne
Correspondances
Elévation
Harmonie du soir
Hymne
L'Albatros
L'amour et le crâne
L'ennemi
L'homme et la mer
L'Horloge
L'héautontimorouménos
L'invitation au voyage
L'irréparable
L'étranger
La Beauté
La cloche fêlée
La Destruction
La fontaine de sang
La géante
La mort des amants
La mort des artistes
La mort des pauvres
La muse vénale
La Musique
La rançon
La vie antérieure
Le balcon
Le Chat (1)
Le Chat (2)
Le flacon
Le flambeau vivant
Le jet d'eau
Le jeu
Le rêve d'un curieux
Le Serpent qui Danse
Le Soleil
Le tonneau de la Haine
Le vampire
Le vin de l'assassin
Les chats
Le voyage
Les hiboux
Les yeux de Berthe
Madrigal triste
Moesta et errabunda
Parfum exotique
Recueillement
Remords posthume
Réversibilité
Semper eadem
Spleen - J'ai plus de souvenirs...
Spleen - Je suis comme le Roi...
Spleen - Pluviose irrité
Spleen - Quand le ciel bas et lourd...
Sur "Le Tasse en prison"
Tristesses de la Lune
Tu mettrais l'univers...

vendredi 21 août 2015

Desbordes-Valmore - L'oiseau


Ecouter sur DEEZER
Composition : John Field
Interprétation : Françoise Masset



Marceline Desbordes-Valmore - (1786-1859)


L'oiseau

Bonjour, la jeune fille !
Que fais-tu dans mon bois ?
Es-tu de ma famille ?
On dirait qu’autrefois
J’ai chanté dans ta voix...
Moi, je nais. Vite, vite.
De la mousse, un berceau ;
Il faut que je m’acquitte
Par ce temps clair et beau
De mes devoirs d’oiseau.

Bonjour, oiseau ! Je pense
Me reconnaître ici ;
Mais les fleurs, mais la danse
Me tiennent en souci...
J’ai mes devoirs aussi !
Danser, chanter, et vivre.
On n’en vient pas à bout.
Croit-on que sans un livre
On n’apprend rien du tout ?
Pour moi j’apprends partout !

Bravo, la jeune fille !
Viens souvent dans mon bois ;
Nous vivrons en famille
Chantant tous à la fois
Avec la même voix.
Voler de fête en fête
Sous les cieux éclatants.
C’est à fendre la tête ;
Et l’on n’a pas le temps
De jouir du printemps !



Du même auteur :
Berceuse sur un vieil air
C'est moi
L'oiseau
Les cloches du soir
Les danses de Lormont
Les roses de Saadi
Les séparés
Ma chambre
Qu'en avez-vous fait
Un arc de triomphe

mercredi 19 août 2015

Albert Samain - Il pleut des pétales de fleurs


Ecouter la version chantée
Interprétation : Sonia de Beaufort
Composition : Rhené-Baton
- Diffusé par DEEZER -
Ecouter sur DEEZER
Interprétation : Michael Bundy
Composition : Charles tournemire



Albert Samain (1858-1900)


Il pleut des pétales de fleurs

Il pleut des pétales de fleurs,
La flamme se courbe au vent tiède,
De mes deux yeux je te possède
Et mes yeux ont besoin de pleurs.

Vieille argile, faite aux douleurs,
Quel goût de souffrir sans remède
Harcèle ainsi le cœur qui cède!
Il pleut des pétales de fleurs.

Les roses meurent chaque et toutes,
Je ne dis rien, et tu m'écoutes;
Sous tes immobiles cheveux.

L'amour est lourd, mon âme est lasse:
Quelle est donc, Chère, sur nous deux
Cette aile en silence qui passe?



Du même auteur :
Accompagnement
Arpège
Il pleut des pétales de fleurs
Larmes
Soir
Ville morte

lundi 17 août 2015

La Fontaine - Le Chat, la Belette et le petit Lapin


Ecouter sur DEEZER
Interprétation : Les Frères Jacques
Composition : Georges Van Parys


Jean de la Fontaine - (1621-1695)


Le Chat, la Belette et le petit Lapin

Du palais d'un jeune Lapin
Dame Belette un beau matin
S'empara ; c'est une rusée.
Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
Elle porta chez lui ses pénates un jour
Qu'il était allé faire à l'Aurore sa cour,
Parmi le thym et la rosée.
Après qu'il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
Dit l'animal chassé du paternel logis :
O là, Madame la Belette,
Que l'on déloge sans trompette,
Ou je vais avertir tous les rats du pays.
La Dame au nez pointu répondit que la terre
Etait au premier occupant.
C'était un beau sujet de guerre
Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant.
Et quand ce serait un Royaume
Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
En a pour toujours fait l'octroi
A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi.
Jean Lapin allégua la coutume et l'usage.
Ce sont, dit-il, leurs lois qui m'ont de ce logis
Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
- Or bien sans crier davantage,
Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.
Jean Lapin pour juge l'agrée.
Les voilà tous deux arrivés
Devant sa majesté fourrée.
Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
L'un et l'autre approcha ne craignant nulle chose.
Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
Grippeminaud le bon apôtre
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.
Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois
Les petits souverains se rapportants aux Rois.



Du même auteur :
Epitaphe d'un paresseux
La Cigale et la Fourmi
La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf
La laitière et le pot au lait
La montagne qui accouche d'une souris
La Mort et le Bûcheron
La poule aux oeufs d'or
Le berger et la mer
Le Chat, la Belette et le petit Lapin
Le chêne et le roseau
Le Coche et la Mouche
Le corbeau et le renard
Le Laboureur et ses Enfants
Le Lièvre et la Tortue
Le lion amoureux
Le lion et le rat
Le loup et l'agneau
Le petit poisson et le pêcheur
Le Pot de terre et le Pot de fer
Le rat de ville et le rat des champs
Ni l'or ni la grandeur

jeudi 13 août 2015

Maurice Carême - Le givre



Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
par Michèle Bernard
Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
par James Ollivier



Maurice Carême (1899-1978)


Le givre

Mon Dieu! Comme ils sont beaux
Les tremblants animaux
Que le givre a fait naître
La nuit sur ma fenêtre!

Ils broutent des fougères
Dans un bois plein d’étoiles,
Et l’on voit la lumière
A travers leurs corps pâles.

Il y a un chevreuil
Qui me connaît déjà.
Il soulève pour moi
Son front d’entre les feuilles

Et quand il me regarde,
Ses grands yeux sont si doux
Que je sens mon cœur battre
Et trembler mes genoux.

Laissez-moi, ô décembre!
Ce chevreuil merveilleux.
Je resterai sans feu
Dans ma petite chambre.



Du même auteur :
L'eau passe
La tour Eiffel
Le carafon
Le givre
Les anges musiciens

lundi 10 août 2015

Villon - Ballade de bonne doctrine


Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
per Bernard Ascal



François Villon - (1431-1463?)


Ballade de bonne doctrine
à ceux de mauvaise vie

" Car ou soies porteur de bulles,
Pipeur ou hasardeur de dés,
Tailleur de faux coins et te brûles
Comme ceux qui sont échaudés,
Traîtres parjurs, de foi vidés ;
Soies larron, ravis ou pilles :
Où s'en va l'acquêt, que cuidez ?
Tout aux tavernes et aux filles.

" Rime, raille, cymbale, luthes,
Comme fol feintif, éhontés ;
Farce, brouille, joue des flûtes ;
Fais, ès villes et ès cités,
Farces, jeux et moralités,
Gagne au berlan, au glic, aux quilles
Aussi bien va, or écoutez !
Tout aux tavernes et aux filles.

" De tels ordures te recules,
Laboure, fauche champs et prés,
Sers et panse chevaux et mules,
S'aucunement tu n'es lettrés ;
Assez auras, se prends en grés.
Mais, se chanvre broyes ou tilles,
Ne tends ton labour qu'as ouvrés
Tout aux tavernes et aux filles ?

" Chausses, pourpoints aiguilletés,
Robes, et toutes vos drapilles,
Ains que vous fassiez pis, portez
Tout aux tavernes et aux filles.


jeudi 6 août 2015

Hugo - Clair de lune



La version complète sur DEEZER
Composée et interprétée
par Frank Pétrel




Victor Hugo - (1802-1885)


Clair de lune

La lune était sereine et jouait sur les flots. -
La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs îlots.

De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare.
Elle écoute... Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?

Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d'une voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?

Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? -
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l'onde avec des rames.

Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine... -
La lune était sereine et jouait sur les flots.