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vendredi 22 mai 2015

Audiberti - Nous n'avons pas de passeport



La version audio
Interprétation : Claude Nougaro
Musique : Claude Nougaro et Maurice Vander
- Diffusé par DEEZER -



Jacques Audiberti - (1899-1965)


Nous n’avons pas de passeport

Nous n’avons pas de passeport.
Peut-être ce n’est pas la peine...
On va partout quand on est mort...
On glisse mieux sans une chaîne...
La rivière conduit au port...
Uun cadavre n’a jamais tort...
Monde de fer ! Terre de l’or,
Adieu... J’ai fini ma semaine


lundi 18 mai 2015

Banville - Lorsque ma soeur et moi


                Pierre Auguste Renoir - Paysage à La Roche-Guyon

Ecouter sur DEEZER
Interprétation : Grégoire
Composition : Grégoire Boissenot
Ecouter sur SPOTIFY
Interprétation : Grégoire
Composition : Grégoire Boissenot



Théodore de Banville - (1823-1891)


Lorsque ma soeur et moi

Lorsque ma soeur et moi, dans les forêts profondes,
Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux,
En nous baisant au front tu nous appelais fous,
Après avoir maudit nos courses vagabondes.

Puis, comme un vent d'été confond les fraîches ondes
De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux,
Lorsque tu nous tenais tous deux sur tes genoux,
Tu mêlais en riant nos chevelures blondes.

Et pendant bien longtemps nous restions là blottis,
Heureux, et tu disais parfois : Ô chers petits.
Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille !

Les jours se sont enfuis, d'un vol mystérieux,
Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille
Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.



Du même auteur :
Aimons-nous
Il dort encore
Inviolata
L'air
L'automne
L'énamourée
La chanson de ma mie
La Nuit
La Paix
Le Lilas
Le premier soleil
Le printemps
Le Rossignol
Le verger du roi Louis
Les baisers
Les roses
Lorsque ma soeur et moi
Nuit d'étoiles
Pierrot
Printemps d'avril
Souhait
Zéphyr

vendredi 15 mai 2015

Verhaeren - Un matin



Ecouter la version chantée
Interprétation : Julos Beaucarne
Composition : F. Didier
- Diffusé par DEEZER -
Une version plus récente et plus complète
Interprétation : Grégoire
Composition : Grégoire Boissenot
- Diffusé par DEEZER -



Émile Verhaeren (1855-1916)


Un matin

Dès le matin, par mes grand'routes coutumières
Qui traversent champs et vergers,
Je suis parti clair et léger,
Le corps enveloppé de vent et de lumière.

Je vais, je ne sais où. Je vais, je suis heureux ;
C'est fête et joie en ma poitrine ;
Que m'importent droits et doctrines,
Le caillou sonne et luit sous mes talons poudreux ;

Je marche avec l'orgueil d'aimer l'air et la terre,
D'être immense et d'être fou
Et de mêler le monde et tout
A cet enivrement de vie élémentaire.

Oh ! les pas voyageurs et clairs des anciens dieux !
Je m'enfouis dans l'herbe sombre
Où les chênes versent leurs ombres
Et je baise les fleurs sur leurs bouches de feu.

Les bras fluides et doux des rivières m'accueillent ;
Je me repose et je repars,
Avec mon guide : le hasard,
Par des sentiers sous bois dont je mâche les feuilles.

Il me semble jusqu'à ce jour n'avoir vécu
Que pour mourir et non pour vivre :
Oh ! quels tombeaux creusent les livres
Et que de fronts armés y descendent vaincus !

Dites, est-il vrai qu'hier il existât des choses,
Et que des yeux quotidiens
Aient regardé, avant les miens,
Se pavoiser les fruits et s'exalter les roses !

Pour la première fois, je vois les vents vermeils
Briller dans la mer des branchages,
Mon âme humaine n'a point d'âge ;
Tout est jeune, tout est nouveau sous le soleil.

J'aime mes yeux, mes bras, mes mains, ma chair, mon torse
Et mes cheveux amples et blonds
Et je voudrais, par mes poumons,
Boire l'espace entier pour en gonfler ma force.

Oh ! ces marches à travers bois, plaines, fossés,
Où l'être chante et pleure et crie
Et se dépense avec furie
Et s'enivre de soi ainsi qu'un insensé !


mardi 12 mai 2015

Philippe Desportes - Stances du mariage


                                Philippe Desportes par Mathieu Jacquet

Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
par Guy Béart



Philippe Desportes (1546-1606)


Stances du mariage

De toutes les fureurs dont nous sommes pressez,
De tout ce que les cieux ardemment courroucez
Peuvent darder sur nous de tonnerre et d’orage,
D’angoisseuses langueurs, de meurtre ensanglanté,
De soucis, de travaux, de faim, de pauvreté,
Rien n’approche en rigueur la loy de Mariage.

Escoutez ma parole, ô Mortels esgarez,
Qui dans la servitude aveuglement courez,
Et voyez quelle femme au moins vous devez prendre :
Si vous l’espousez riche, il se faut preparer,
De servir, de souffrir, de n’oser murmurer,
Aveugle en tous les faits, et sourd pour ne l’entendre.

Si vous la prenez pauvre, avec la pauvreté
Vous espousez aussi mainte incommodité :
La charge des enfans, la peine, et l’infortune,
Le mespris d’un chacun vous fait baisser les yeux,
Le soing rend vos esprits chagrins et soucieux :
Avec la pauvreté toute chose importune.

Si vous l’espousez belle, asseurez-vous aussi
De n’estre jamais franc de crainte et de souci :
L’œil de vostre voisin comme vous la regarde,
Un chacun la desire : et vouloir l’empescher,
C’est égaller Sisyphe et monter son rocher.
Une beauté parfaicte est de mauvaise garde.

Si vous la prenez laide, adieu toute amitié :
L’esprit tenant du corps est plein de mauvaistié.
Vous aurez la maison pour prison tenebreuse,
Le Soleil desormais à vos yeux ne luira :
Bref, on peut bien penser s’elle vous desplaira,
Puis qu’une femme belle en trois jours est fascheuse.

O supplice infernal en la terre transmis
Pour gesner les humains, gesne mes ennemis,
Qu’ils soient chargez de fers, de tourmens et de flamme :
Mais fui de ma maison, n’approche point de moi,
Je hay plus que la mort ta rigoureuse loi,
Aimant mieux espousez un tombeau qu’une femme.


lundi 11 mai 2015

Jacques Bertin - Que faire?



        Paroles et musique de Jacques Bertin



Jacques Bertin (1946 - )


Que faire ?

Fonder quelque chose
Demeurer vivant
Brûler à tes causes
Courir en avant
Fonder l’amour même
Et l’homme nouveau
Nier le problème
Lancer des bateaux

Ouvrir une route
Cueillir le grand vent
Défier le doute
Brûler le gréement
Atteindre la rive
Débloquer le port
Débarquer les vivres
Débusquer la mort

Tricher sur les dates
Sauver la maison
Avancer sans carte
Plaider la passion
Inventer de l’âme
Gonfler les enjeux
Tutoyer le drame
Rallumer le feu

Renverser la table
Nier le destin
Croire dans ses fables
Retoucher la fin
Rallumer de l’homme
Se laisser hanter
Ramener de l’homme
Tout réinventer

Ramener de l’homme
Cueillir en hiver
Réhabiter l’homme
Planter dans la mer
Parler à mon frère
Te prendre la main
Quelques pas sur terre
Enfant du chagrin

Défier les astres
Marcher au canon
Violer le cadastre
Rétablir les ponts
Croire dans des choses
L ‘homme est dans nos mains
Boire dans des causes
Aimer à sa faim

Boire dans des causes
Aimer à sa faim

Ramener de l’homme
Cueillir en hiver
Réhabiter l’homme
Planter dans la mer
Parler à mon frère
Te prendre la main
Quelques pas sur terre
Enfant du chagrin

Défier les astres
Marcher au canon
Violer le cadastre
Rétablir les ponts
Croire dans des choses
L’homme dans nos mains
Boire dans des causes
Aimer à sa faim

Boire dans des causes
Aimer à sa faim


mardi 5 mai 2015

Queneau - Saint-Ouen's blues


        Puces à Saint-Ouen
Ecouter la version chantée
Interprétation : Hélène Martin
Composition : Jacques Lasry, Hélène Martin
- Diffusé par DEEZER -



Raymond Queneau - (1903-1976)


Saint-Ouen's blues

Un arbre sur une branche
Un oiseau criant dimanche
L’herbe rase par ici

Des godasses pas étanches
Très peu d’atouts dans la manche
Une sauce à l’oignon frit

Un phono sur une planche
Un accordéon qui flanche
Des chats des rats des souris

Un vélo coupé en tranches
Un coup dur qui se déclenche
Des voyous des malappris

Un vague vive la Franche
Par un Auvergnat d’Avranches
Les Kabyles les Sidis

La putain qui se déhanche
Un passant séduit se penche
C’est cent sous pour le chéri

Des cheveux en avalanche
Des yeux non c’est des pervenches
Belles filles de Paris

Ma tristesse qui s’épanche
La fleur bleue ou bien la blanche
Et mon cœur qu’en a tant pris

Et mon cœur qu’en a tant pris
À Saint-Ouen près de Paris




Du même auteur :
Ballade en proverbes du vieux temps
Complainte
Il pleut
Saint-Ouen's blues
Si tu t'imagines
Tant de sueur humaine

dimanche 3 mai 2015

Bernard Dimey - Un soir au Gerpil


    Le Gerpil - Epicerie Café Théatre - 14 rue Germain Pilon Paris

Ecouter la version chantée
Interprétation : Mouloudji
Composition : Gaby Wagenheim
- Diffusé par DEEZER -



Bernard Dimey - (1931-1981)


Un soir au Gerpil

Les heures que j'ai passées à me finir au Gerpil
Avec des filles de rien que j'appelais Monsieur
Qui faisaient vibrer pour moi leurs miches et leurs faux-cils
Pour m'envoyer le soir un peu de poudre aux yeux
C'était des heure perdues que je gagnais quand même
J'y perdais l'équilibre et parfois la raison
Aux dernières années de ma vie de Bohême
Avec des enfants de choeur qui sortaient de prison

C'est une maladie comme on dit de jeunesse
Je suis un vieux gamin assez mal conservé
J'ai toujours adoré les chemins de traverse
Qui vont du Sacré-Coeur aux quartiers réservés
Je ne demande rien aux gens que je fréquente
Qu'ils soient flics ou curés, à vrai dire je m'en fous
Des mâles à toute épreuve égarés chez les tantes
Pour prendre un peu leur pied ou pour se faire des sous

C'est peut-être au Gerpil à l'heure du délire
A l'heure où l'on zigzague en croyant marcher droit
Que j'ai vu mélanger le meilleur et le pire
Et la droite et la gauche et l'envers et l'endroit
Et mourir quelquefois, un peu comme on rigole
Spectacles étonnants qui ne m'ont rien appris
Pourtant ce fut pour moi une excellente école
Car ce qui ne vaut rien n'a jamais eu de prix.



Ecouter la version chantée
Interprétation : Hervé Vilard
Composition : Gaby Wagenheim
- Diffusé par DEEZER -

Du même auteur :
Fredo
Ivrogne et pourquoi pas?
L'amour et la guerre 1/3
L'amour et la guerre 2/3
L'amour et la guerre 3/3
Si tu me payes un verre
Sortilèges
Syracuse
Un soir au Gerpil

mercredi 29 avril 2015

Leconte de Lisle - Tu chantes les guerres Thèbaines


  Portrait de Tilla Durieux - Pierre Auguste Renoir - 1914

Ecouter la version chantée
Compositeur : Albert Roussel
Interprète : Laurent Naouri
- Diffusé par SPOTIFY -
Ecouter la version chantée
Compositeur : Albert Roussel
Interprète : Laurent Naouri
- Diffusé par DEEZER -



Leconte de Lisle - Odes Anacréontiques


Ode XVI

Tu chantes les guerres Thèbaines ;
un autre, les guerres Phrygiennes ;
moi, je ne chante que mes défaites.
Je n'ai été vaincu ni par des cavaliers,
ni par des fantassins, ni par des nefs ;
mais par une nouvelle armée
qui lance des flèches par les yeux.



Du même auteur :
Epiphanie
La rose
Le colibri
Le parfum impérissable
Les Elfes
Les roses d'Ispahan
Lydia
Néère
Nell
Salinum
Tu chantes les guerres Thèbaines
Tyndaris