Fonction GrooveShark

Cliquer sur un auteur pour lire et entendre chanter ses textes

Apollinaire Guillaume (25) Aragon Louis (45) Banville Théodore de (21) Baudelaire Charles (54) Beart Guy (5) Belleau Rémy (4) Beranger (6) Berimont Luc (6) Bourget Paul (5) Brassens Georges (31) Brel Jacques (8) Bruant Aristide (4) Cabrel Francis (5) Cadou René-Guy (8) Carco Francis (5) Carême Maurice (4) Caussimon Jean-René (4) Chateaubriand (4) Chénier André (3) Claudel Paul (6) Cocteau Jean (4) Coppée Francois (7) Corbière Tristan (7) Corneille (3) Couté Gaston (11) Cros Charles (8) De Baïf (4) Desbordes-Valmore Marceline (8) Desnos Robert (8) Dimey Bernard (8) Du Bellay Joachim (5) Eluard Paul (20) Ferré Léo (6) Florian Claris de (4) Fort Paul (7) Gautier Théophile (21) Genet Jean (4) Gerard Rosemonde (4) Haraucourt Edmond (5) Hugo Victor (68) Jacob Max (5) Jammes Francis (4) La Fontaine Jean de (18) Labé Louise (7) Laforgue Jules (4) Lahor jean (3) Lamartine Alphonse de (15) Leclerc Félix (4) Leconte de Lisle (11) Luce Renan (3) Mac Orlan Pierre (5) Machaut Guillaume de (6) Malherbe Francois de (4) Mallarmé Stéphane (5) Marot Clément (17) Mendès Catulle (6) Morand Paul (3) Musset Alfred de (20) Nerval Gérard de (17) Noailles Anna de (6) Nougaro Claude (6) Orléans Charles d' (12) Prévert Jacques (19) Queneau Raymond (4) Racine Jean (4) Radiguet Raymond (4) Regnier Henri de (4) Richard Zachary (3) Richepin Jean (6) Rimbaud Arthur (34) Ronsard Pierre de (46) Saint-Amant (3) Samain Albert (4) Silvestre Armand (6) Souchon Alain (4) Sully Prudhomme (10) Supervielle Jules (4) Toulet Paul-Jean (3) Trenet Charles (4) Valery Paul (3) Verhaeren Emile (4) Verlaine Paul (44) Vian Boris (6) Vigneault Gilles (4) Villon Francois (18) Vilmorin Louise de (3)

lundi 22 septembre 2014

Banville - Les baisers


Ecouter sur DEEZER
Interprétation : Jean Paul Fouchécourt
Composition : Maurice Delage



Théodore de Banville - (1823-1891)


Les baisers

Plus de fois, dans tes bras charmants
Captif, j'ai béni mes prisons,
Que le ciel n'a de diamants;
Et pour tes noires trahisons
J'ai versé plus de pleurs amers
Que n'en tient le gouffre des mers.

Mes chants ailés, je te les dois!
Plus haineuse que les bourreaux,
Mon coeur a saigné sous tes doigts;
Mais que de fois, comme un héros
Qui vient de voler son trésor,
J'ai dormi sur tes cheveux d'or!

Tu m'as versé le vin du ciel!
Et mes maux seront pardonnés
A ton désoeuvrement cruel,
Si les baisers que m'a donnés
Ta lèvre pareille à des fleurs
Sont aussi nombreux que mes pleurs.



Du même auteur :
Aimons-nous
Il dort encore
Inviolata
L'air
L'automne
L'énamourée
La chanson de ma mie
La Nuit
La Paix
Le Lilas
Le premier soleil
Le printemps
Le Rossignol
Le verger du roi Louis
Les baisers
Les roses
Nuit d'étoiles
Pierrot
Printemps d'avril
Souhait
Zéphyr

vendredi 19 septembre 2014

Apollinaire - La Loreley


    Interprétation très très libre de Verdiana Raw
Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
par Bernard Ascal



Guillaume Apollinaire - (1880-1918)


La Loreley

A Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d’amour tous les hommes à la ronde

Devant son tribunal l’évêque la fit citer
D’avance il l’absolvit à cause de sa beauté

O belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie

Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m’ont regardée évêque en ont péri

Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie

Je flambe dans ces flammes Ô belle Loreley
Qu’un autre te condamne tu m’as ensorcelé

Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège

Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n’aime rien

Mon coeur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j’en meure

Mon coeur me fait si mal depuis qu’il n’est plus là
Mon coeur me fit si mal du jour où il s’en alla

L’évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu’au couvent cette femme en démence

Va t’en Lore en folie va Lore aux yeux tremblants
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc

Puis ils s’en allèrent sur la route tous les quatre
La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres

Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château

Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j’irai au couvent des vierges et des veuves

Là-haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley

Tout là-bas sur le Rhin s’en vient une nacelle
Et mon amant s’y tient il m’a vue il m’appelle

Mon coeur devient si doux c’est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin

Pour avoir vu dans l’eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil


mercredi 17 septembre 2014

Desbordes-Valmore - Les danses de Lormont



Ecouter la version chantée
Interprétation :Ensemble La Choraline
Choeur de jeunes de La Monnaie (Belgique)
Composition : César Franck
- Diffusé par DEEZER -



Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)


Les danses de Lormont

Poursuivant les nouées
De nos chansons
De main en main nouées
Dansons! dansons!

Nous sommes de Lormont les blanches demoiselles
La brise nous soulève et nous porte en avant
On dirait qu'à nos pieds la danse met des ailles
Pour nous jeter au vent, pour nous jeter au vent.

Avec sa grande voix, la mer nous accompagne,
La mer qui bat la grève et qui rompt les roseaux
En nous voyant d'en bas planer sur la montagne,
Nous prend pour des oiseaux.

Regardez, regardez la montagne enflammée,
C'est Lormont qui s'allume au coucher du soleil,
Regardez, sur son front tourner la ronde aimée
Comme un cercle vermeil, comme un cercle vermeil.



Du même auteur :
Berceuse sur un vieil air
C'est moi
Les cloches du soir
Les danses de Lormont
Les roses de Saadi
Les séparés
Ma chambre
Qu'en avez-vous fait

vendredi 12 septembre 2014

Eluard - Pour vivre ici



Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
par Julos Beaucarne
Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
par Dan Sabathie



Paul Eluard - (1895-1952)


Pour vivre ici

Je fis un feu, l'azur m'ayant abandonné,
Un feu pour être son ami,
Un feu pour m'introduire dans la nuit d'hiver,
Un feu pour vivre mieux.

Je lui donnai ce que le jour m'avait donné:
Les forêts, les buissons, les champs de blé, les vignes,
Les nids et leurs oiseaux, les maisons et leurs clés,
Les insectes, les fleurs, les fourrures, les fêtes.

Je vécus au seul bruit des flammes crépitantes,
Au seul parfum de leur chaleur;
J'étais comme un bateau coulant dans l'eau fermée,
Comme un mort je n'avais qu'un unique élément.



Du même auteur :
Belle et ressemblante
Bonne justice
Dormir
Je te l’ai dit pour les nuages
La parole
Le sourd et l'aveugle
Liberté
Notre mouvement
Notre vie
Nous avons fait la nuit
On ne peut me connaître
Picasso
Pour vivre ici
Printemps
Plume d'eau claire
Rôdeuse au front de verre
Sérénité
Tout disparut
Tu vois le feu de soir
Une herbe pauvre

jeudi 11 septembre 2014

Nerval - Le point noir



Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
par Jean-Luc Debattice



Gerard de Nerval - (1808-1855)


Le point noir

Quiconque a regardé le soleil fixement
Croit voir devant ses yeux voler obstinément
Autour de lui, dans l'air, une tache livide.

Ainsi, tout jeune encore et plus audacieux,
Sur la gloire un instant j'osai fixer les yeux :
Un point noir est resté dans mon regard avide.

Depuis, mêlée à tout comme un signe de deuil,
Partout, sur quelque endroit que s'arrête mon oeil,
Je la vois se poser aussi, la tache noire !

Quoi, toujours ? Entre moi sans cesse et le bonheur !
Oh ! c'est que l'aigle seul - malheur à nous, malheur !
Contemple impunément le Soleil et la Gloire.



Du même auteur :
Artemis
Caligula - IIe Chant
D'amour l'ardente flamme (Faust)
Dans les bois
El desdichado
Epitaphe
La cousine
Laisse-moi
Le point noir
Le Relais
Merci, doux crépuscule (Faust)
Pensée de Byron
Piquillo
Politique
Une allée du Luxembourg
Une puce gentille (Faust)
Vers dorés

lundi 8 septembre 2014

Ronsard - Versons ces roses près ce vin



Ecouter la version chantée
Texte en bleu
Interprète : Florence Katz
Compositeur : Maurice Emmanuel
- Diffusé par DEEZER -



Pierre de Ronsard - (1524-1585)


Versons ces roses près ce vin

Versons ces roses près ce vin,
Près de ce vin versons ces roses,
Et boivons l'un à l'autre, afin
Qu'au cœur nos tristesses encloses
Prennent en boivant quelque fin.

La belle Rose du Printemps,
Aubert, admoneste les hommes
Passer joyeusement le temps,
Et pendant que jeunes nous sommes,
Ébattre la fleur de nos ans.

Tout ainsi qu'elle défleurit,
Fanie en une matinée,
Ainsi notre âge se flétrit,
Las ! et en moins d'une journée
Le printemps d'un homme périt.

Ne vis-tu pas hier Brinon
Parlant et faisant bonne chère,
Qui las ! aujourd'hui n'est sinon
Qu'un peu de poudre en une bière,
Qui de lui n'a rien que le nom ?

Nul ne dérobe son trépas,
Charon serre tout en sa nasse,
Rois et pauvres tombent là-bas :
Mais cependant le temps se passe,
Rose, et je ne te chante pas.

La Rose est l'honneur d'un pourpris,
La Rose est des fleurs la plus belle,
Et dessus toutes a le prix :
C'est pour cela que je l'appelle
La violette de Cypris.

La Rose est le bouquet d'Amour,
La Rose est l'honneur des Charites,
La Rose blanchit tout au tour
Au matin de perles petites
Qu'elle emprunte du point du jour.

La Rose est le parfum des Dieux,
La Rose est l'honneur des pucelles,
Qui leur sein beaucoup aiment mieux
Enrichir de Roses nouvelles,
Que d'un or tant soit précieux.

Est-il rien sans elle de beau ?
La Rose embellit toutes choses,
Vénus de Roses a la peau,
Et l'Aurore a les doigts de Roses,
Et le front le Soleil nouveau.


Les Nymphes de Rose ont le sein,
Les coudes, les flancs et les hanches :
Hébé de Roses a la main,
Et les Charites, tant soient blanches,
Ont le front de Roses tout plein.

Que le mien en soit couronné,
Ce m'est un Laurier de victoire :
Sus, appelons le deux-fois-né,
Le bon père, et le faisons boire,
De ces Roses environné.

Bacchus, épris de la beauté
Des Roses aux feuilles vermeilles,
Sans elles n'a jamais été,
Quand en chemise sous les treilles
Il boit au plus chaud de l'Été.



Du même auteur :
A sa guitare
A une fontaine
Amour archer
Amour, donne moy paix ou treve
Amour, je prends congé
Amour me tue
Avecques moi pleurer
Ballet
Beauté dont la douceur...
Bonjour mon coeur
Ce beau corail
Ce ris plus doux que l'oeuvre d'une abeille
Ces deux yeux bruns
Chanson du printemps retourné
Contre Denise, Sorcière
Contre les bûcherons de la forêt de Gastine
Epitaphe
Epitaphe de François Rabelais
Fais rafraîchir mon vin
J'espère et crains
J'ai l'esprit tout ennuyé
Je n'ai plus que les os
Je ne saurois aimer autre que vous
L'amour oyseau
Las, je me plains
Le temps s'en va
Le tombeau
Madrigal
Nature ornant la dame
Ode à Cassandre (Mignonne..)
Ode à Corydon (Nous ne tenons...)
Plus tu connais que je brûle...
Pour boire dessus l'herbe tendre
Pourquoi tournez-vous vos yeux
Quand au temple nous serons
Quand ce beau printemps je vois
Quand je vous vois
Quand vous serez bien vieille
Qui voudra voir dedans une jeunesse
Si je trépasse entre tes bras
Sur la mort de Marie
Tais-toi, babillarde arondelle
Tout me déplait
Versons ces roses près ce vin
Vous méprisez Nature
Vous triomphez de moi

samedi 6 septembre 2014

Villiers de L'Isle-Adam - Eblouissement


        Odilon Redon - Nuit

Ecouter la version chantée
Interprétation : Pierre Mollet
Composition : Gabriel Fauré
- Diffusé par DEEZER -
Ecouter sur DEEZER
Interprétation : Rachel Yakar
Composition : Gabriel Fauré



Auguste de Villiers de L'Isle-Adam (1838-1889)


Eblouissement

La nuit, sur le grand mystère,
Entr'ouvre ses écrins bleus:
Autant de fleurs sur la terre,
Que d'étoiles dans les cieux!

On voit ses ombres dormantes
S'éclairer à tous moments,
Autant par les fleurs charmantes
Que par les astres charmants.

Moi, ma nuit au sombre voile
N'a, pour charme et pour clarté,
Qu'une fleur et qu'une étoile
Mon amour et ta beauté!