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jeudi 24 avril 2014

Baudelaire - La mort des artistes


    Un clip de Christophe Dubreuil : http://www.artiste-dubreuil.fr/
Ecouter la version
de Georges Chelon
- Diffusé par DEEZER -



Charles Baudelaire (1821-1867)


La mort des artistes

Combien faut-il de fois secouer mes grelots
Et baiser ton front bas, morne caricature ?
Pour piquer dans le but, de mystique nature,
Combien, ô mon carquois, perdre de javelots ?

Nous userons notre âme en de subtils complots,
Et nous démolirons mainte lourde armature,
Avant de contempler la grande Créature !
Dont l'infernal désir nous remplit de sanglots !

Il en est qui jamais n'ont connu leur Idole,
Et ces sculpteurs damnés et marqués d'un affront,
Qui vont se martelant la poitrine et le front,

N'ont qu'un espoir, étrange et sombre Capitole !
C'est que la Mort, planant comme un soleil nouveau,
Fera s'épanouir les fleurs de leur cerveau !



Ecouter la version classique
interprétée par Elsa Saque
Compositeur : Luís de Freitas Branco
- Diffusé par DEEZER -

Du même auteur :
A celle qui est trop gaie
A une passante
Abel et Caïn
Ce fléau, natif de Tournai
Chant d'automne
Elévation
Harmonie du soir
Hymne
L'Albatros
L'amour et le crâne
L'ennemi
L'homme et la mer
L'Horloge
L'héautontimorouménos
L'invitation au voyage
L'irréparable
L'étranger
La Beauté
La cloche fêlée
La Destruction
La fontaine de sang
La mort des amants
La mort des artistes
La mort des pauvres
La muse vénale
La Musique
La rançon
La vie antérieure
Le Chat (1)
Le Chat (2)
Le flacon
Le flambeau vivant
Le jet d'eau
Le Serpent qui Danse
Le Soleil
Le tonneau de la Haine
Le vampire
Le vin de l'assassin
Les chats
Le voyage
Les hiboux
Les yeux de Berthe
Parfum exotique
Recueillement
Réversibilité
Semper eadem
Spleen LXXVIII
Tristesses de la Lune
Tu mettrais l'univers...

mardi 22 avril 2014

Nougaro - Toulouse


Ecouter sur DEEZER
Interprété par Claude Nougaro
Compositeurs : C.Nougaro / Christian Chevallier



Claude Nougaro - (1929-2004)


Toulouse

Qu´il est loin mon pays, qu´il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L´eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse

Je reprends l´avenue vers l´école
Mon cartable est bourré de coups de poing
Ici, si tu cognes, tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne

O mon païs, ô Toulouse

Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillone jusque dans tes violettes
On se traite de con à peine qu´on se traite
Il y a de l´orage dans l´air et pourtant

L´église St-Sernin illumine le soir
D´une fleur de corail que le soleil arrose
Une fleur de corail que le soleil arrose
C´est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C´est peut-être pour ça qu´on te dit Ville Rose

Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l´Espagne en toi qui pousse un peu sa corne
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz?

Voici le Capitole, j´y arrête mes pas
Les tenors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses
J´entends encore l´écho de la voix de papa
C´était en ce temps-là mon seul chanteur de blues

Aujourd´hui, tes buildings grimpent haut
A Blagnac, tes avions sont plus beaux
Si l´un me ramène sur cette ville
Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse



Du même auteur :
Armstrong
Cécile
La pluie fait des claquettes
Le jazz et la java
Paris mai
Toulouse

samedi 19 avril 2014

Maurice Carême - Le carafon


        http://www.deco.fr/actualite-deco/349428-video-personnalisez-carafe.html

Ecouter sur DEEZER
Interprétation : Mady Mesplé
Composition : Francis Poulenc
Ecouter sur DEEZER
Interprétation : Régine Crespin
Composition : Francis Poulenc



Maurice Carême (1899-1978)


Le carafon

"Pourquoi, se plaignait la carafe,
N’aurais-je pas un carafon?
Au zoo, madame la girafe
N’a-t-elle pas un girafon?"
Un sorcier qui passait par là,
A cheval sur un phonographe,
Enregistra la belle voix
De soprano de la carafe
Et la fit entendre à Merlin.
"Fort bien, dit celui-ci, fort bien!"
Il frappa trois fois dans les mains
Et la dame de la maison
Se demande encore pourquoi
Elle trouva, ce matin-là
Un joli petit carafon
Blotti tout contre la carafe
Ainsi qu’au zoo le girafon
Pose son cou fragile et long
Sur le flanc clair de la girafe.


jeudi 17 avril 2014

Hugo - Puisqu'ici-bas toute âme


Ecouter sur DEEZER
Interprétation de Anne Marie Rodde
Composition de Camille Saint-Saëns
Ecouter sur DEEZER
Interprétation de Elly Ameling
Composition de Gabriel Fauré



Victor Hugo - Les voix intérieures

Puisqu'ici-bas toute âme

Puisqu'ici-bas toute âme
Donne à quelqu'un
Sa musique, sa flamme,
Ou son parfum ;

Puisqu'ici toute chose
Donne toujours
Son épine ou sa rose
A ses amours ;

Puisqu'avril donne aux chênes
Un bruit charmant ;
Que la nuit donne aux peines
L'oubli dormant ;

Puisque l'air à la branche
Donne l'oiseau ;
Que l'aube à la pervenche
Donne un peu d'eau ;

Puisque, lorsqu'elle arrive
S'y reposer,
L'onde amère à la rive
Donne un baiser ;

Je te donne à cette heure,
Penché sur toi,
La chose la meilleure
Que j'aie en moi !

Reçois donc ma pensée,
Triste d'ailleurs,
Qui, comme une rosée,
T'arrive en pleurs !

Reçois mes voeux sans nombre,
O mes amours !
Reçois la flamme et l'ombre
De tous mes jours !

Mes transports pleins d'ivresses,
Purs de soupçons !
Et toutes les caresses
De mes chansons !

Mon esprit qui sans voile
Vogue au hasard,
Et qui n'a pour étoile
Que ton regard !

Ma muse, que les heures
Bercent rêvant,
Qui, pleurant quand tu pleures,
Pleure souvent !

Reçois mon bien céleste,
O ma beauté,
Mon coeur, dont rien ne reste,
L'amour ôté !

19 mai 1836


Du même auteur :
À l’Homme
Autre chanson
Chanson
Chanson en canot
Chanson de pirates
Comment disaient-ils
Dans l'alcôve sombre
Demain, dès l'aube
Depuis six mille ans la guerre
Dizain de femmes
Ecrit après la visite d'un bagne
Ecrit sur le tombeau...
En sortant du collège
Enfant, si j'étais roi
Extase
Gastibelza
Il est un peu tard
J'aime l'araignée
Je ne songeais pas à Rose
Je respire où tu palpites
L'absent
L'aurore
L'ogre
La blanche Aminte
La chanson de Maglia
La chanson du fou
La chanson du spectre
La coccinelle
La fiancée du timbalier
La Fleur et le Papillon
La légende de la nonne
La prière pour tous
La tombe dit à la rose
Le château de l’Arbrelles
Le pas d'armes du Roi Jean
Les hirondelles
Les Tuileries
Lorsque l'enfant paraît
Ma Jeanne
Mai
Melancholia
Mes adieux à l'enfance
Oceano nox
Océan
Oh quand je dors
Paroles dans l'ombre
Paroles sur la dune
Proscrit, regarde les roses
Puisqu'ici-bas toute âme
Puisque j'ai mis ma lèvre
Quand la nuit n'est pas étoilée
Quand tu me parles de gloire
S'il est un charmant gazon
Si mes vers avaient des ailes
Sérénade
Sommation irrespectueuse
Tristesse d'Olympio
Trois ans après
Une flûte invisible
Veni vidi vixi

mercredi 16 avril 2014

Banville - Le Rossignol


Ecouter la version chantée
Interprétation : Anne-Marie Rodde
Composition : Camille Saint-Saëns
- Diffusé par DEEZER -



Théodore de Banville (1823-1891)


Le Rossignol

Vois, sur les violettes
Brillent, perles des soirs,
De fraîches gouttelettes !
Entends dans les bois noirs,
Frémissants de son vol,
Chanter le rossignol.

Reste ainsi, demi-nue,
A la fenêtre ; viens,
Mon amante ingénue ;
Dis si tu te souviens
Des mots que tu m'as dits,
Naguère, au paradis !

La lune est radieuse ;
La mer aux vastes flots,
La mer mélodieuse
Pousse de longs sanglots
De désir et d'effroi,
Comme moi ! comme moi !

Mais non, tais-toi, j'admire,
A tes genoux assis,
Ta lèvre qui soupire,
Tes yeux aux noirs sourcils !
C'était hier ! je veux
Dénouer tes cheveux.

O toison ! ô parure
Que je caresse encor !
Non, tu n'es pas parjure,
Ma belle aux cheveux d'or,
Mon ange retrouvé !
J'étais fou. J'ai rêvé.



Du même auteur :
Aimons-nous
Il dort encore
Inviolata
L'air
L'automne
L'énamourée
La Nuit
La Paix
Le Lilas
Le premier soleil
Le printemps
Le Rossignol
Le verger du roi Louis
Nuit d'étoiles
Printemps d'avril
Souhait
Zéphyr

lundi 14 avril 2014

Brel - L'enfance



Ecouter une autre version
interprétée par Juliette Gréco
- Diffusé par MusicMe -



Jacques Brel (1929-1978)


L'enfance

Qui peut nous dire quand ça finit
Qui peut nous dire quand ça commence
C´est rien avec de l´imprudence
C´est tout ce qui n´est pas écrit

L´enfance
Qui nous empêche de la vivre
De la revivre infiniment
De vivre à remonter le temps
De déchirer la fin du livre

L´enfance
Qui se dépose sur nos rides
Pour faire de nous de vieux enfants
Nous revoilà jeunes amants
Le cœur est plein, la tête est vide

L´enfance
C´est encore le droit de rêver
Et le droit de rêver encore
Mon père était un chercheur d´or
L´ennui c´est qu´il en a trouvé

L´enfance
Il est midi tous les quarts d´heure
Il est jeudi tous les matins
Les adultes sont déserteurs
Tous les bourgeois sont des Indiens



Du même auteur :
L'enfance
L'ivrogne
Le plat Pays
Ne me quitte pas
On n'oublie rien
Rosa
Voir un ami pleurer

samedi 12 avril 2014

Béart - Couleurs vous êtes des larmes


Composé et interprété
par Guy Béart
Version INA Diffusée par YOUTUBE



Guy Béart (1930-)


Couleurs vous êtes des larmes

Dors mon enfant c´est déjà l´heure
Ça ne sert à rien que tu pleures
Dans tes yeux couleur d´arc-en-ciel
Il y a des larmes de sel
Couleurs vous êtes des larmes
Couleurs vous êtes des pleurs

Elle est en couleur mon histoire
Il était blanc elle était noire
La foule est grise grise alors
Il y aura peut-être un mort
Couleurs vous êtes des larmes
Couleurs vous êtes des pleurs

Il lui a donné des cerises
Et noire sa main les a prises
Et rouge sa bouche a mordu
Il y a demain un pendu
Couleurs vous êtes des larmes
Couleurs vous êtes des pleurs

Voici des fleurs toutes bien faites
De la rose à la violette
Le bouquet qu´il lui a offert
Etait bleu rouge jaune et vert
Couleurs vous êtes des larmes
Couleurs vous êtes des pleurs

Ils ont couru jusqu´au rivage
Ils riaient de tout leur visage
Ils se sont baignés dans la mer
Il y aura des revolvers

La mer est bleue pour tout le monde
Pour les peaux brunes et les peaux blondes
Quand l´homme s´y baigne en passant
Il y a des gouttes de sang
Couleurs vous êtes des larmes
Couleurs vous êtes des pleurs

Ce sang qui coule jusqu´à terre
Mon enfant ferme tes paupières
Pourvu que tu ne saches rien
Ce sang qui coule c´est le tien
Couleurs vous êtes des larmes
Couleurs vous êtes des pleurs

Les larmes sont partout pareilles
Sèche tes yeux qui s´ensommeillent
Dors mon enfant ne pleure pas
Tu ne sais pas encore pourquoi
Couleurs vous êtes des larmes
Couleurs vous êtes des pleurs




vendredi 11 avril 2014

Mauriac - L'ombre


    François Mauriac

Interprétation : Juliette Gréco
Composition : Luc Porret
- Diffusé par DEEZER -
Une vidéo de J.Gréco
diffusée par YOUTUBE -



François Mauriac - (1885-1970)


L'ombre

Au jour où la chaleur arrêtait toute vie
Quand le soleil, sous les labours exténués
Pressait contre son cœur le vignoble muet
À l’heure où des faucheurs l’armée anéantie
Écrasait l’herbe sous les corps crucifiés
Seul, debout, en ces jours de feu et de poussière
En face du sommeil accablé de la terre
Assourdi par le cri des cigales sans nombre
Je cherchais votre cœur comme je cherchais l'ombre